...................

  • dalpinricaud-ecrire
  • : Jour après jour, se découvrir...nous sommes tout petits petits petits...mais nous SOMMES...et ça, c'est grand!!!

Copyright


 
           00043791

Mercredi 1 juillet 2009

Je vous l’avais promis, voici donc un troisième extrait des écrits d’Henry Miller, cette fois-ci les dernières lignes de Plexus, deuxième tome de son autobiographie  La Crucifixion en rose.



 Lire extrait 1
 Lire extrait 2



EXTRAIT 3

 

   « Dans les jours à venir, lorsqu’il semblera que je sois mis au tombeau, lorsque le firmament lui-même menacera de venir s’abattre sur ma tête, je serai forcé de tout abandonner hormis ce que ces esprits ont implanté en moi. Je serai écrasé, avili, humilié. Je serai frustré dans chaque fibre de mon être. Je me prendrai même à hurler comme un chien. Mais je ne serai pas entièrement perdu !  En fin de compte, un jour doit poindre où, jetant un regard  sur ma propre vie comme s’il s’agissait d’un roman, ou d’Histoire, je pourrai y déceler une forme, une trame, une signification. Dès lors le mot défaite n’a plus de sens. Toute rechute  sera à  jamais impossible. Car ce jour-là je deviens et demeure un avec ma création.

   (…)

   Et si l’on me demandait : « As-tu joui de ton séjour sur la terre ? », je répondrais : « Ma vie n’a été qu’une longue crucifixion en rose. »

   Quant au sens de ces mots, s’il n’est pas déjà clair, il sera élucidé. Si j’échoue, alors je ne suis que le chien du jardinier. 

Il fut un temps où je croyais avoir été blessé jamais aucun homme ne l’avait été. Parce que tel était mon sentiment, je fis le vœu d’écrire ce livre. Mais longtemps avant que je l’eusse commencé, la blessure avait guéri. Puisque j’avais juré de remplir ma tâche, je rouvris l’horrible blessure.

Laissez-moi le dire d’une autre façon…Peut-être en rouvrant la blessure, ma propre blessure, ai-je refermé d’autres blessures, les blessures d’autrui. Quelque chose meurt, quelque chose fleurit. Souffrir dans l’ignorance  est horrible. Tout autre chose est de souffrir délibérément afin de comprendre la nature de la souffrance et l’abolir à jamais. Bouddha n’a eu toute sa vie qu’une idée fixe, comme nous le savons. C’était d’éliminer la souffrance humaine.

La souffrance est inutile. Mais l’on doit souffrir avant de pouvoir comprendre qu’il en est ainsi. C’est alors seulement, de surcroît, que la vraie signification de la souffrance humaine devient claire. Au dernier moment désespéré – lorsqu’on ne peut plus souffrir ! – quelque chose advient qui tient du miracle.  La grande plaie ouverte qui drainait le sang de la vie se referme, l’organisme fleurit comme une rose. On est enfin « libre » (…) mais avec la nostalgie de toujours plus de liberté, toujours plus de félicité. L’arbre de la vie est maintenu vivant non par les larmes mais par la certitude que la liberté est réelle et éternelle. »

 

 

Par Del - Publié dans : MONDES QUI TOURNENT - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 17 juin 2009

Pensée amère mais rédemptrice pour certaines mauvaises rencontres....
Pour ce faire, ce morceau de Rocio Jurado à écouter et à lire...


 


Découvrez Rocio Jurado!


                                                                                       
ESE HOMBRE

Ese hombre que tú ves ahí
que parece tan galante,
tan atento y arrogante,
lo conozco como a mí.

Ese hombre que tú ves ahí
que aparenta ser divino,
tan afable y efusivo,
sólo sabe hacer sufrir...

Es un gran necio,
un estúpido engreído,
egoísta y caprichoso,
un payaso vanidoso,
inconsciente y presumido,
falso enano rencoroso
que no tiene corazón.

Lleno de celos,
sin razones ni motivos,
como el viento, impetuoso,
pocas veces cariñoso,
inseguro de sí mismo,
soportable como amigo,
insufrible como amor.

Ese hombre que tú ves ahí,
que parece tan amable,
dadivoso y agradable,
lo conozco como a mí.

Ese hombre que tú ves ahí,
que parece tan seguro
de pisar bien por el mundo,
sólo sabe hacer sufrir.



CET HOMME

Cet homme que tu vois là

qui semble si galant,

si attentionné y arrogant,

je le connais comme je me connais.

 

Cet homme que tu vois là

qui ressemble à un être délicieux,

tellement affable et expansif,
sait seulement faire souffrir…

C’est un grand idiot,

un imbécile suffisant,

un clown vaniteux,

égoïste et capricieux,

inconscient et prétentieux,

faux nain rancunier,

qui n’a pas de coeur.

 

Rempli de jalousie,

sans raisons ni motifs,

comme le vent, impétueux,

rarement affectueux,

qui n’a pas confiance en lui,

supportable comme ami,
impossible comme amoureux.

 

Cet homme que tu vois là,

qui semble tellement aimable,

généreux et agréable,

je le connais comme je me connais.

 

Cet homme que tu vois là,

qui semble si sûr
de marcher comme il faut de par le monde,

sait seulement faire souffrir

 

 

 

Par Del - Publié dans : CRACHE-POUILLE FAIT LE DRAGON: ATTENTION, COLERES! - Communauté : Les Joyeux Lurons
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander

L'essentiel....

Créer c'est vivre deux fois

Albert Camus


INTRO....

Somewhere in the world...

Selon vous...

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus