...Delphine Alpin-Ricaud ...
Il fallait bien un blog pour nous
connaître...
Je vous souhaite donc à tous la bienvenue !
"Ecrire, écrire, et encore écrire ! Tous les jours !", m' a dit mon ami Pierre
A.
Je voudrais dire à mon voisin du bas que je ne l'aime pas, ni sa femme! Leur gamin, le pauvre, n'a pas choisi de vivre là. Il sera comme eux, au pire, il fuira. Mais les enfants d'ici ne
fuient pas. Mon voisin du bas, tu es de la pire espèce : celle qui casse les boîtes aux lettres, qui écrie PF dessus (Puta Francesa?), qui place des seringues sur mon paillasson; celle qui a
voulu me faire peur parce que j'étais étrangère. Tu m'as surtout mise en colère ! Si je savais pratiquer le vaudu, tu te retrouverais impuissant dès demain matin avec un sexe de
la taille d'un gland, et ta femme, cette sorcière alcoolique, se transformerait en vipère vénimeuse qui te mordrait et te tuerait. Tu entends des bruits partout, à tous les étages! Je te dirais
d'aller vivre là-haut, sur la montagne, mais les bêtes ne voudraient pas de toi! Peut-être qu'elles te mangeraient...
Je voudrais dire à cette autre voisine, dont je ne connais pas l'étage mais qui hante l'immeuble de sa présence détestable, que je ne l'aime pas. Je t'ai souvent croisée et saluée d'un
bonjour ironique, accompagné d'un sourire. Ta petite gamine à la main - encore une innocente! -, tu m'as à chaque fois glacée de ton regard haineux et attaquée par ton silence. Très bien, la
dernière fois, tu bloquais la porte d'entrée de ta grosse présence et de ta nouvelle béquille; je ne t'ai pas regardée, je ne t'ai pas parlé, je t'ai obligée à te pousser comme on le fait avec
ceux qui puent. Je t'ai toisée, du haut de mes talons; j'ai ouvert mon manteau, pour que tu sois écoeurée par ma petite jupe et mes jambes. Si je pouvais te coincer un jour contre un mur et
te donner deux claques, ce serait avec plaisir!
Mais je ne suis pas comme ça! Je viens d'un sommet de montagne où les habitants se saluent, car là-haut, on a toujours besoin de son prochain. J'ai une maladie étrange : la sympathie. Ce terrible
mal m'oblige à sourire, à considérer le monsieur ou la dame, croisés dans le hall d'entrée. Jusqu'aux chiens se reniflent les fesses.
Mon Dieu! Heureusement que je n'aie pas à mettre mon nez dans le gros derrière de la voisine! Je m'y étoufferais, je m'y noierais, je ne pourrais appeler personne à l'aide.
Le seul moyen de se défendre contre ces méchantes espèces : afficher un petit sourire sournois et poli, signifiant que vous êtes plus heureux, plus chanceux, plus beaux qu'eux. Renvoyer les
mauvaises ondes et la sottise vers leur propriétaire. Il n'y a rien à faire pour eux, le malheur les possède depuis trop longtemps, ils voudraient vous en donner un peu, pour se soulager, mais il
ne faut pas se laisser faire.
Qu'ils se le gardent! Et leur connerie avec !
Selon vous...