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  • dalpinricaud-ecrire
  • : Jour après jour, se découvrir...nous sommes tout petits petits petits...mais nous SOMMES...et ça, c'est grand!!!
Vendredi 2 mai 2008

Hum....il me semble que ce soir j'ai envie d'écrire. Je corrige actuellement de longues nouvelles, et il me faudrait en écrire cinq autres, au moins, pour oser attaquer après, les éditeurs.
Mais  là, ce soir, j'ai envie de m'exprimer dans un écrit court et vif.
De quoi pourrais-je parler? De la guichettiste de la gare SNCF de l'autre jour? Non, ni  temps ni énergie pour elle. Nous ne sommes pas du même monde. Point. Sans intérêt. C'était de notre faute, nous n'avions qu'à pas être des clients! Cela m'a rappelé un épisode, lors de mon séjour à Cuba : nous voulions acheter deux billets pour monter dans un camion - transport collectif dans les campagnes cubaines - et, nous nous sommes donc avancés vers le guichet. Derrière la fenêtre sans vitre, une employée dormait. Nous l'avons appelée, mais en vain....Une collègue à elle est apparue, en pleine forme, et nous a reproché notre insolence. Puis, devant nos airs faussement repentis, elle a consenti à nous vendre deux billets, qu'elle nous a lancés à  la figure pendant que l'autre continuait à dormir. Bien sûr, c'était Cuba, mais l'idée y est!
Bref, je n'en parlerai pas. Aucun respect, aucune solidarité envers ce genre d'individus.

J'aime les personnages courageux : héritage familial.
L'héritage familial, ma prochaine nouvelle sera là-dessus, car chez moi, il y a des données inconnues, dont je suis fière d'ailleurs, et dont le mystère fait ce que je suis aujourd'hui. Inconsciemment, je suis certaine que nous portons en nous la vie de nos ancêtres, en bien et en mal, peu importe. Bien sûr, ce leg subliminal ne se registre jamais chez le notaire.
Deux inconnues. Deux paramètres X qui font que mon arbre généalogique est coupé. Et ma fierté vient de ces origines : l'enfantement illégitime, la rupture des règles absolues, l'amour par dessus tout, sauver la vie de son enfant en dépit du rejet et des condamnations. Deux actes de rébellion qui sont mon héritage et à qui je dois la vie ! Et vous vous étonnez que j'aime les gens courageux? Le X coule dans mon sang qui n'est même pas purement français, et fait que ma vie est un véritable voyage. Pourquoi suis-je tombée d'un avion dans les terres argentines à 21 ans ? Par hasard, oui, mais un faux hasard que je n'ai compris qu'un peu plus tard : la Patagonie, la Pampa, Buenos Aires, réunissaient toutes mes racines espagnoles, italiennes, basques, béarnaises, pyrénéennes et que sais-je d'autre....D'où viennent les yeux verts de mon père? 
Ces inconnues m'ont donné le goût de l'inconnu, une certaine conscience universaliste, et une reconnaissance pour mes parents qui n'a d'égale que leur amour pour moi et mon frère. Non, je ne serai jamais l'épouse parfaite. Ni la citoyenne parfaite. Mon esprit et mon âme sont ailleurs, inquiets, fiers, nobles, purs, bâtards, mais avec un pedigree exceptionnel : celui du courage et de la vie malgré tout.
Les secrets de famille sont assassins et nous sommes les premières générations à vouloir les rompre! Quelle chance! Pour mes parents, j'écrirai donc cette nouvelle. Dans quelques jours.
J'aime les personnages qui se battent pour être meilleurs. Cela n'a rien à voir avec le pouvoir d'achat mais plutôt avec l'audace de se regarder dans le miroir et se dire avec les tripes : "Je suis quelqu'un!"
Echec compris. Les gens qui n'ont jamais échoué m'emmerdent, ils n'ont jamais connu de révolution et ne sauront donc pas faire preuve de courage si besoin est. Aujourd'hui, nous admirons les résistants et j'ai eu en face de moi des rescapés de camps de concentration, dont certains non juifs. Serais-je capable de faire la même chose? 
Je n'appartiens à aucune cause politique actuelle, car je pense que le changement est profondément intérieur. J'aimerais transmettre cela à mes enfants, comme mes parents l'ont fait avec moi, au delà du bien et du mal.
Le X de la rebellion est en moi, je ne peux rien y faire, je suis condamnée. Malédiction familiale. 
Quel bonheur cette authencité! Premier pas vers la véritable liberté, celle du courage et de la noblesse, loin de toute sainteté citoyenne, religieuse, politique. Ceux qui ont accepté de donner la vie à mes parents, dans l'illégalité, étaient de vrais héros!




 

par Del publié dans : CRACHE-POUILLE FAIT LE DRAGON: ATTENTION, COLERES! communauté : BLOGS, en parler ...
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Jeudi 1 mai 2008

L'histoire d'un homme et d'une femme...

Qui voulaient que le monde soit en paix! Douce utopie de deux amoureux qui, trompés par la chimie de leur alchimie, songent un moment que leur bonheur devrait être un modèle:
- Cela résoudrait bien des guerres, des clivages  sociaux, des problèmes économiques. Cela chasserait les haines racistes, les guerres de clochers, les votes politiques, le malheur. Cela ouvrirait les frontières, ferait sourire les plus amers, et les humains jouiraient enfin de la Vie. Embrasse-moi, tendre toi! Prends-moi dans tes bras, fais moi l'amour et sauvons le monde!
Qu'il est bon d'aimer.....
Après mille caresses échangées, l'homme se vida alors dans la femme. Ils jouirent ensemble, dans une extase divine et sans nom.
Le Saint-Graal! Tant de croisades et de morts, de Merlins et de Morganes, de chevaliers en quête, de signes, d'obstacles, de gentils et de méchants pour chercher ce que nos deux amoureux viennent de trouver. La coupe  du Graal remplie du sang du Christ. La femme remplie du sperme de l'homme. Le masculin et le féminin. Le bien et le mal.
La quête du Graal est la quête de l'union parfaite. En soi. 

La femme tomba enceinte. L'homme se trouva désarmé devant cette terrible injustice. 
- Pourquoi toi? Tu portes le fruit de notre amour et moi, que dois-je faire? Quel est mon rôle? 
- Va nous chercher à manger, lui répondit la femme.
L'homme, qui ne sera jamais enceinte, partit donc à la chasse.  Il se sentit utile.
La femme devint mère et l'amour se transforma: déjà, l'homme se sentit démuni, moins aimé, jaloux de son héritier. En partant chasser, il avait appris la guerre et goûté au sang, juste  pour oublier un peu qu'il ne portait pas la vie en lui.
Les idées du bonheur et de sauver le monde s'éloignaient. L'homme se sentait désarmé devant le pouvoir de sa femme. Ils faisaient l'amour mais, déjà, ils songeaient moins à sauver le monde : le bonheur s'était compliqué, l'alchimie transformait maintenant l'or en plomb. L'homme chassait, mais en vérité, il ne faisait rien d'autre que de regarder sa femme être mère. Il lui enviait sa force, sa capacité d'amour décuplée par l'enfantement, sa patience, sa perspicacité, son intuition, son instinct de bête. Alors que lui tuait les mêmes bêtes...pour manger!
Sa femme l'énervait, l'homme se sentait menacé et décida d'agir comme on agit toujours lorsqu'on a peur: il se consacra à la chasse avec les autres hommes, se battut comme un coq parmi ces compères pour être le plus fort, il clama haut que, sans lui, sa femme ne mangerait pas. Il la remplissait de sperme, le soir en rentrant, il la couvrait de sa sueur de chasseur et l'imprégnait ainsi de son odeur de mâle puissant.
Le pouvoir avait chassé l'amour. Comme sa femme était belle et en plus fertile, il en fit un territoire de chasse: il la voila de haut en bas, l'enferma dans une caverne et lui interdit de penser.
Lorsqu'elle voulait être libre, il la menaçait de la brûler.
Il magnait son sexe comme son arc: les femelles tombèrent toutes devant lui. Lorsque sa femme, voulut chercher l'amour dans le corps d'un autre homme, il la brûla. Il n'avait plus besoin d'elle : elle lui avait donné cinq autres héritiers et il avait su la remplacer par une autre, moins arrogante, plus soumise. Une qui ne pensait pas, ne voulait pas chasser pas, ne s'aimait pas en silence. Surtout en silence.

Puis, longtemps après, des dizaines, des centaines de siècles après,  la femme apprit à chasser, décida de ne plus penser en secret, et de chercher l'amour.  Elle reçut  plusieurs tonnes de sperme en elle sans tomber enceinte, car désormais, elle avait le pouvoir de choisir. Elle faisait l'amour si elle le voulait, enfantait si elle le voulait, aimait qui elle voulait.   
Elle se crut libre. Mais l'homme lui en voulait toujours et lui faisait comprendre que le monde était masculin: elle ne serait jamais aussi grand écrivain que lui, ni présidente de la République, ni n'aurait le même salaire que lui, ni ne pourrait coucher plusieurs fois d'affilée, sans que ce soit un pêché.  Il avait le pouvoir!
Tristes histoires de récipients et de liquides.
On ne voile et on ne cache que ce qui nous fait peur. Oui, le corps d'une femme est beau et désirable!
Il n'était plus question d'amour, mais  de pouvoir.
Vous pouvez voter à droite ou à gauche, être religieux ou laics,  noirs ou blancs, communistes ou libéraux, patrons ou employés, français ou anglais, espagnols ou basques, catalans ou bretons...il y aura toujours des hommes et des femmes.
Quand ils sauront vivre en paix, sans être comme dans une meute de chiens, avec dominants et dominés, la quête du Graal sera proche de la fin....

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Mardi 29 avril 2008

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http://missing-david-dray.skyrock.com/
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Lundi 28 avril 2008

Je voudrais dire à mon voisin du bas que je ne l'aime pas, ni sa femme! Leur gamin, le pauvre, n'a pas choisi de vivre là. Il sera comme eux, au pire, il fuira. Mais les enfants d'ici ne fuient pas. Mon voisin du bas, tu es de la pire espèce : celle qui casse les boîtes aux lettres, qui écrie PF dessus (Puta Francesa?), qui place des seringues sur mon paillasson; celle qui a voulu me faire peur parce que j'étais étrangère. Tu m'as surtout mise en colère ! Si je savais pratiquer le vaudu, tu  te retrouverais impuissant dès demain matin avec un sexe de la taille d'un gland, et ta femme, cette sorcière alcoolique, se transformerait en vipère vénimeuse qui te mordrait et te tuerait. Tu entends des bruits partout, à tous les étages! Je te dirais d'aller vivre là-haut, sur la montagne, mais les bêtes ne voudraient pas de toi! Peut-être qu'elles te mangeraient... 
Je voudrais dire à cette autre voisine, dont je ne connais pas l'étage mais qui hante l'immeuble de sa présence détestable, que je ne l'aime pas.  Je t'ai souvent croisée et saluée d'un bonjour ironique, accompagné d'un sourire. Ta petite gamine à la main - encore une innocente! -, tu m'as à chaque fois glacée de ton regard haineux et attaquée par ton silence. Très bien, la dernière fois, tu bloquais la porte d'entrée de ta grosse présence et de ta nouvelle béquille; je ne t'ai pas regardée, je ne t'ai pas parlé, je t'ai obligée à te pousser comme on le fait avec ceux qui puent. Je t'ai toisée, du haut de mes talons; j'ai ouvert mon manteau, pour que tu sois écoeurée par ma petite jupe et mes jambes. Si je pouvais te coincer un jour contre un mur et te donner deux claques, ce serait avec plaisir!

Mais je ne suis pas comme ça! Je viens d'un sommet de montagne où les habitants se saluent, car là-haut, on a toujours besoin de son prochain. J'ai une maladie étrange : la sympathie. Ce terrible mal m'oblige à  sourire, à considérer le monsieur ou la dame, croisés dans le hall d'entrée. Jusqu'aux chiens se reniflent les fesses.
Mon Dieu! Heureusement que je n'aie pas à mettre mon nez dans le gros derrière de la voisine! Je m'y étoufferais, je m'y noierais, je ne pourrais appeler personne à l'aide.

Le seul moyen de se défendre contre ces méchantes espèces : afficher un petit sourire sournois et poli, signifiant que vous êtes plus heureux, plus chanceux, plus beaux qu'eux. Renvoyer les mauvaises ondes et la sottise vers leur propriétaire. Il n'y a rien à faire pour eux, le malheur les possède depuis trop longtemps, ils voudraient vous en donner un peu, pour se soulager, mais il ne faut pas se laisser faire.
Qu'ils se le gardent! Et leur connerie avec !

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Dimanche 27 avril 2008
 Les médias nous donnent à penser!

Grâce à eux, nous avons des choses à dire, des conversations à alimenter, des idées sur le monde et la société; grâce à eux, nous ne parlerons pas de nous-mêmes, mais nous donnerons notre avis sur des questions importantes. Grâce à eux, nous serons intelligents.

Quoique...

J'ai l'impression, vague et intuitive, que plus je regarde ou j'écoute les informations, plus mes problèmes augmentent! Trop de problèmes d'un coup! Deux à quinze fois par jour, parfois toujours les mêmes, jusqu'à qu'un nouveau surgisse et remplace tous les autres. Les problèmes sont vendables. Nous ne sommes pas des victimes, mais de bons clients, des boulimiques de ce qui va mal, des amoureux de l'injustice, des assoiffés de la guerre, des affamés de sang et de morbide, des ivrognes du sensationnel. Cela dit, pas de problèmes du tout, ce ne serait pas crédible! Ou encore: pas de problème chez nous et juste chez les autres, ce serait de la propagande! Ou aussi: pas de problèmes chez les autres, mais seulement chez nous, ce serait de l'auto-extermination!

Parfois, j'éprouve juste le besoin de ne pas me sentir concernée. De retrouver un peu ma liberté. De me laisser aller à une saine nonchalance. Je suis bien peu de chose. Les médias, les politiques, les docteurs du bien-être, les acharnés de la bonne santé, les avocats du «politiquement correct», les producteurs de produits bio et chers, voudraient me faire croire que je se suis quelqu'un de très important! Bien sûr! Ainsi, ils auront mon audience, mon vote, mes sous...

On nous bassine à grands discours sur la solidarité! Mais nous oublions de sourire au premier venu, d'être un minimum polis et éduqués, de faire attention aux regards et aux visages dans la rue, de discuter avec des inconnus,...

Nous pensons être laïcs et libérés de Dieu, mais, finalement, nous vivons encore sous l'emprise de la mauvaise conscience.

C'est étrange, mais les personnes les plus généreuses et les plus courageuses que j'ai connu, ne sont pas celles que me décrivent les médias. Ils ne pensent pas forcément à sauver le monde et ils savent rire, donner, être aimables, intelligents sans grands discours, d'ailleurs, ils évitent les grandes pensées politiques. Ce sont des espèces de sauvages! J'insiste sur le mot «sauvage»!

Je ne vous donnerai pas une liste exhaustive de mes actes de rébellion involontaires, comme par exemple, manger du poulet durant la grippe aviaire (Mes envies de poulet rôti étaient plus fortes que la peur...).

Plus je regarde et plus j'écoute les médias, plus ma peur augmente. La peur fait vendre, fait voter, fait acheter des pilules miracles, détruit un homme, en encense un autre! La peur immobilise. La peur impose des coupables et des victimes. La peur invente des Sauveurs, des charlatans qui nous donnent des leçons pour notre bien.

Oh por Dios ! Vive les contradicteurs!

Il n'y a que la vérité qui blesse...mais la vraie vérité.
Et là c'est encore une autre histoire!

 

Dialogue avec le journal (télévisé ou pas) :

- Eux : un nouveau produit qui donne le cancer.
- Moi : Tiens, encore un que j'ai utilisé!
- X est gentil, Y est méchant. La prochaine fois vous voterez pour Y!
- Ah!
- Les JO à Pékin, c'est pas bien!
- Nos vacances au Maroc, au Mexique, au Kenya, en Inde c'est mieux?
- Les français sont pauvres.
- Zut!
- Le nouveau portable XY7882369 vient de sortir. Vos vacances au ski.
- Mais on est pauvres!
- C'est la crise.
- ......
- Les profs, les retraites, le chômage,...
- Comme d'hab! Vous me réveillez si il y a quelque chose de nouveau hein?
- Nouveau record du baril de pétrole!
- Il faut que je pense à épouser un spéculateur de pétrole.....
- Rendez-vous compte, il y a des gens qui ont deux travails et qui travaillent plus de 8 heures pas jour!
- Sans blague!
- Les français sont intelligents, fraternels, et solidaires.
- Mouais..........
- Les espagnols et les américains ont des problèmes.
- Chouette! Maintenant tu vas me faire croire que je suis mieux chez moi!
- Le PSG a encore perdu!
- M'en fous....
- Faut manger ça!
- Trop cher!
- Machin vient nous présenter son nouveau CD. Il a des choses à dire!
- Comment il a fait pour être invité ?
- La météo.
- Ah non! Pas la météo!

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Samedi 12 avril 2008

 Un dragon, lorsqu'il éternue, fait «craaaaaaaaaaaaaaaaaaaache..pouille!». C'est bien connu!

Mais - et vous l'ignorez peut-être - lorsqu'un dragon éternue, cela signifie que les choses vont aller de mal en pis pour le monde des humains! Croyez-moi, j'en sais quelque chose : je suis dragon de feu chez les Chinois! Mais finalement, je n'y vis pas chez les Chinois! Je vis dans la société européenne, source de la culture occidentale, berceau du catholicisme, voire du protestantisme. J'ai toujours eu la maladive curiosité d'aller voir ailleurs : par exemple,en fréquentant, une fois, un groupe taoïste à Buenos Aires. Ils étaient gentils, pacifiques, doux, mais ils avaient des règles : pas de viande, pas d'alcool, donc pas de saucisson, pas de vin rouge. Il y avait des moines, et des temples, même s'ils se réclamaient d'une philosophie plus que d'une religion. Je n'ai pu abandonner ni le saucisson, ni le vin!
Une autre fois, toujours à Buenos Aires, pour rire, avec une amie nous avions décidé d'assister à une réunion d' Haricrishna. Je précise bien : pour rire! Nous avions d'ailleurs envisagé de vivre cette expérience après un petit spinello (réf., vos dictionnaires d'italien). Malheureusement, nous n'avons jamais pu pénétrer autre chose que le hall d'entrée : un moine vêtu de sa toile orange, nous a gentiment invitées à nous déchausser. Découvrant que je portais une chaussette verte et une chaussette bleue, un esprit spinellique s'est emparé de moi : il me fût impossible de ne pas rire aux éclats.
- Non, non,non! Je ne peux pas rentrer ! Rendez-moi mes chaussures !
- Mais non! Tout va bien se passer, vous allez voir madame!, me répliquait le gentil moine.
Tu parles ! Tout va bien se passer ! Moi, hilare, spinellique, dans une salle comble, remplie de moines et d'adeptes, avec mes chaussettes de chaque couleur...Non ! Rien ne se serait bien passé!
Voilà comment j'ai échappé aux Haricrishna.

J'étais jeune! Rebelle, idéaliste, souvent inconsciente. Quelques années plus tard, me voilà donc un peu moins jeune, un peu moins rebelle, un peu moins idéaliste, un peu moins inconsciente....
Quoique....
Quand les dragons crachent-pouille cela veut dire :
- Attention humains! Vous êtes en danger!

J'appartiens donc à la société occidentale. Cela ne sert à rien de fuir! Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse que lorsque je n'ai pas fui. Mon héritage est grandiose : la mort de Jésus, l'image du roi paternaliste et protecteur, la conquête de l'Amérique, celles de Napoléon...Ne riez pas! Lorsque j'étais en Amérique du Sud, les fils d'immigrants européens m'accusaient d'avoir conquis l'Amérique et d'appartenir à un peuple d'impérialistes-capitalistes. Maintenant que je suis en Espagne, plus exactement au Pays Basque, on me reproche les caprices napoléoniens !
J'aurais également aimé naître bouddhiste, et ne pas être obligée de payer la mort de Jésus dans chacun de mes gestes....
Mais, et je suis dans une société de «mais», je crois vraiment que le dragon a éternué très fort, cette fois-ci! Crache-pouille pour tout le monde ! Tournée générale !
J'en reviens à la caverne de Platon, car nous y sommes en plein dedans ! Trempés jusqu'au cou, comme dirait l'autre!
Le bonheur est une notion moderne. Nous le cherchons, car, et Vialatte a raison, si nous l'avions trouvé, nous ne le chercherions pas ! En tous les cas, le bonheur n'est pas dans le pouvoir d'achat ! Ni dans le droit de vote! Ni dans les voitures, les I-Pod, les fringues chères, le curriculum-vitæ, le mariage, le divorce, etc..........Je ne sais pas vous, mais moi, je me sens heureuse lorsque je sens qu'être moi-même, n'est plus une entrave pour exister dans ce monde. Pas dans ce monde, dans cette société! Car cette société qui veut m'imposer ses codes et ses valeurs, n'est ni le monde ni la vie. Cela dit, elle n'est pas pire qu'une autre!

Je parlerai de la France, c'est mon pays, bien que mon sang soit mélangé et mes racines aussi. Bizarrement, j'ai toujours souhaité m'en aller de France! Je suis un cas psychotique, qui se sent fière d'être française, loin de chez soi. La France vit sur ses lauriers : ses philosophes, ses intellectuels d'après-guerre, ses chanteurs d'après-guerre, etc...La France a oublié de penser par elle-même!
Aujourd'hui, il faut être : contre la guerre, contre le racisme, pour les retraites, pour les fonctionnaires, contre les patrons, contre la pollution, contre la mort...Ce n'est même pas de l'humanisme ! C'est du commercial ! Votez pour moi! Je suis pacifiste, écologiste, pour le maintien de nos acquis, contre l'argent, pour l'immortalité! Les seuls immortels sont ceux de l'académie Française...

Alors, oui! Je deviens adulte, mais je demeure toujours un peu idéaliste, rebelle, inconsciente : je me bats pour mon esprit, ma dernière liberté! Le droit de penser librement, sans que l'on me demande si je suis de droite ou de gauche, sans que l'on me catégorise ni que l'on me catalogue!
L'argent est nécessaire. Nous sommes dans une société qui est faite ainsi. Je n'ai pas honte à dire que j'en voudrais plus, car je suis une bonne vivante!
Je ne crois pas en ma retraite et je n'irai pas manifester dans la rue pour la sauver! Mes parents la mérite, tant mieux pour eux.
Je crois en Dieu, parce que je suis une créatrive, mais je n'aime pas les règles de la religion.
Je vote parfois, mais je ne me sens en sécurité que chez les vrais écrivains, les vrais artistes, et les montagnards qui savent trouver leur âme dans les sommets...(Je suis née dans les Pyrénées!)
Je n'aime ni Zazie ni Obispo (mais je n'ai rien contre ceux qui les aiment)...non pas parce que je les envie, ma chère Aurélie, mais juste parce qu'ils n'atteignent pas mon âme.....Ils m'emmerdent!
Les gens à message m'ennuient, je préfère ceux qui n'ont l'air de rien, les ratés, les fous qui prennent des risques, en bref....les authentiques...
Attention au crache-pouille du dragon !
J'aime les grandeurs, j'aime la pureté, j'aime l'intelligence, la générosité, les défis et les conquêtes, les faibles, les vrais forts (pas les puissants), l'amour, les gens, l'originalité, la différence...
«Notre besoin de consolation est impossible à rassasier», disait Stig Dagerman.
Bref, je suis une existentialiste qui vit sa vie comme un expérience, comme une recherche initiatique.
Je n'écris pas pour passer à la TV, Aurélie, j'écris parce que cela m'est nécessaire. Parce que je ne suis pas une personne équilibrée, parce que je ne suis pas normale ! Et bien sûr que je cherche à être reconnue, Aurélie ! Je ne suis pas couillonne...
Parce que j'ai un problème.
C'est une question de foi.
Encore une fois, on en revient à Dieu, à la mort, au sens de notre vie.

NB : Merci au p'tit troll de Marc, qui m'a présenté le dragon! Grazie mile Ben !

par Del publié dans : CRACHE-POUILLE FAIT LE DRAGON: ATTENTION, COLERES! communauté : BLOGS, en parler ...
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INTRO....

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