...................

  • dalpinricaud-ecrire
  • : Jour après jour, se découvrir...nous sommes tout petits petits petits...mais nous SOMMES...et ça, c'est grand!!!
Mardi 22 juillet 2008
Un petit rappel de ce magnifique poème de Rudyard Kipling, écrit en 1910 pour son fils de 12 ans, John.
Quelques mots assemblés sagement et avec beaucoup d'amour pour nous faire réfléchir à l'essentiel dans cette vie. C'est quelqu'un de très spécial pour moi qui me la fait relire l'autre jour, et j'avais envie d'y revenir aujourd'hui et de vous le faire partager....



Si...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ; 

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;
Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

Rudyard Kipling

 


par Del publié dans : MONDES QUI TOURNENT communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
Jeudi 17 juillet 2008
Quelques règles essentielles trouvées sur Internet et destinées aux touristes qui souhaiteraient venir passer leurs vacances au Pays Basque.
ONDO PASA !



1. N'oubliez jamais que vous n'êtes pas chez vous.

2. Cessez de mettre des chaussettes avec vos espadrilles.

3. D'ailleurs, ne mettez pas d'espadrilles !

4. Laissez toujours un pourboire, quelques centimes suffisent parfois pour VOUS maintenir en vie.

5. Ne faites jamais d'additions séparées au restaurant : arrangez-vous dehors!

6. Ne dites pas : " A Paris c'est moins cher ! ".

7. Ne branchez jamais en boîte. Contentez-vous de danser.

8. Même immatriculée 64, une voiture de location reste une voiture de location.

9. Arrêtez de dire : " Oh ! Comme c'est beau! ". On le sait !

10. Ne vous ridiculisez pas en parlant de politique.

11. Ne roulez pas à 40 km/h sur les routes de montagne.

12. Nos routes ne sont pas dangereuses ! C'est vous qui ne savez pas conduire.

13. Ici, le klaxon n'est là que pour dire bonjour.

14. Vous ne connaissez personne, donc ne klaxonnez pas!

15. Vous n'avez rien à faire au comptoir, il nous est réservé.

16. Sachez qu'un basque n'est JAMAIS SEUL !

17. Ne branchez pas les Biarrotes (les filles de Biarritz), même nous on n'y arrive pas.

18. Ne lancez jamais de défis stupides sur notre capacité à tenir l'alcool, vous avez perdu.

19. Ici, on vous appelle les Gaulois et vous n'êtes pas nos ancêtres !

20. Enfin, n'oubliez pas que VOUS N'ETES PAS PARTOUT CHEZ VOUS, ET SURTOUT CHEZ NOUS !




                                          ONGI ETORRI !


 


                                          
  
 
par Del publié dans : MONDES QUI TOURNENT communauté : Les Joyeux Lurons
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Mardi 8 juillet 2008

Sanfermines de Pampelune - La fête du taureau  (Tous les ans, du 6 au 14 juillet)

"Un spectacle capable de pousser quelqu'un à se lever à cinq heures et demie du matin pendant plusieurs jours de suite." Ernest Hemingway





par Del publié dans : MONDES QUI TOURNENT communauté : Les Joyeux Lurons
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Samedi 14 juin 2008

Je ne suis pas une fanatique des concours ni des chaînes, mais recevoir un prix par surprise est quelque chose de très agréable, qui fait chaud au coeur. David m'a fait cet honneur et je ne le remercierai jamais assez.
Je brandis donc le beau trophée "
Arte y Pico" et je vous le montre avec fierté:
                                                                                                      



Ce prix a été créé par une jeune artiste uruguayenne Eseya (gracias por la idea Eseya, me parece un manera formidable para agradecer todo lo bello que algunos nos dan gracias a sus talentos) afin de récompenser la créativité, la convivialité, l'originalité, etc....de certains blogueurs.  

Voici les règles, il en faut bien:

-1; Choisir 5 blogs que vous estimez mériter ce prix pour leur créativité, leur conception, un contenu intéressant... et qui contribuent également à la communautée des blogeurs, quelle que soit la langue.
-2; Chaque prix doit contenir le lien le blog de son auteur, pour être visité par tous.
-3; Chaque lauréat doit montrer son prix ( l'image doit être inséré dans un article) et remettre le lien vers le blog qui l'a décerné.
-4; Le lauréat doit montrer le lien vers le blog d'Eseya, "Arte y pico".
-5; Le lauréat doit présenter les présentes règles

Je trouve qu'il est plus facile de recevoir ce joli prix que de l'attribuer...Depuis mon apparition dans le monde des blogs j'ai découvert des choses formidables, et derrière elles, des personnes adorables et dont je suis heureuse d'avoir fait la connaissance.  Merci à elles et à leurs talents! Je trouve que 5 choix, c'est peu...mais je vais donc me lancer :

- Des petits riens du quotidien traités avec une grandeur d'esprit et d'écriture remarquables! Et bien que marcovaldo, notre Caliméro à la coquille fêlée soit plus cartésien que moi, je parlerai de grandeur d'âme à son sujet également!

- Elle se nomme désormais
Crève-Lune. Il faut la suivre cette artiste peintre à l'écriture magnifique et à la sensibilité à fleur de peau! Mais ce qu'elle fait est tout simplement beau. 

- La
montagne en photos et en musique, venez vous y perdre et découvrir de vraies merveilles. On oublie tout là-haut. Merci aux auteurs du blog pour le petit bijou qu'ils nous offre là!

-
Jim Dante est un vampire. Ses sagas aux milles personnages sont des intrigues minutieusement tressées par lui depuis des années. Rien que pour ce travail énorme, je lui dis "chapeau, maestro"! 

-
Art et littérature sont de biens grands mots et Frédéric Thomas leur fait honneur avec son talent  : histoires, poésies, dessins, livres....Une âme d'artiste qui se découvre sans pudeur pour mieux vous servir messieurs dames...

David et ses merveilleuses maquettes, Animaboule et ses merveilleux courts-métrages ont déjà leur prix "Arte et Pico" ! Dommage, je le leur aurais décerné avec plaisir!
Mais je n'oublie pas tous les autres, ceux que j'essaie de venir visiter tous les jours et dont les auteurs me régalent de leur amitié. 
Encore une fois merci pour votre présence, votre courage et votre talent! 

A faire suivre.......


  

par Del publié dans : MONDES QUI TOURNENT communauté : BLOGS, en parler ...
ajouter un commentaire commentaires (14)    recommander
Vendredi 30 mai 2008

 La statue se retrouva à nouveau seule, perdue au milieu de ces monts catalans qui cherchaient de leurs sommets à voir la Méditerranée. D'ailleurs, elle n'était pas une statue mais une stèle. Un morceau de pierre taillée et édifiée avec orgueil, ici, au sein du Col de la Vajol.
Lluis Companys aimait y venir pour trouver un peu de repos dans sa vie de mort.
Toute à l'heure, il avait versé quelques larmes de vivant en voyant son peuple rugir au travers des rochers, remonter les pentes abruptes, chanter à en perdre le souffle les couleurs de ce cher drapeau catalan. Comme il avait ri en voyant la tête des pauvres gendarmes français! Comme il aurait bien goûter un peu de leur vin rouge si ces idiots en avaient laissé au moins une goutte! Malheureusement, ils avaient juste balancé la bouteille derrière un caillou avant de faire face au peuple catalan en colère. Pauvres gars! Y étaient-ils vraiment pour quelque chose?

Ce que ne comprendront jamais toutes les administrations du monde entier: on n'achète pas l'âme d'un peuple en dessinant des lignes rouges sur du papier colorié!

Oui! Toute à l'heure, il avait vu ses fils et ses frères se lever et gravir la montagne une dernière fois pour défendre son âme à lui, Lluis Companys, simple pion de l'histoire. Mais quel pion! Et quelle histoire! Ces pauvres gendarmes, ils auraient pu la connaître cette histoire, si seulement ils n'avaient pas dégagé aussi vite devant le drapeau catalan en colère. Lluis aurait bien aimé, en l'échange d'une bonne gorgée de vin, leur confier son secret. Mais comme toujours avec les uniformes, il est impossible de discuter. Surtout lorsqu'on est un fantôme. 
Car cette stèle n'était pas là par hasard. Empreinte républicaine dans ce col de la Vajol, elle signifiait la fuite vers la liberté! C'est par ici que lui, Lluis Companys, président de la Generalitat de Catalunya, et son compagnon de fortune Aguirre, Président du Gouvernement basque, avaient pris leur envol vers la France. C'était la guerre civile. La guerre fratricide. Et le destin avait voulu que Lluis Companys ajoutât son nom à la liste des morts. Un combattant doit-il se sentir coupable d'avoir failli en mourant? Une stèle pouvait-elle consoler la perte d'une bataille et d'une ou plusieurs vies?
Lorsqu'il avait aperçu ces trois gendarmes venus planter le drapeau français sur ce ridicule bout de territoire, Lluis Companys revit aussi les uniformes de Vichy, ces sauvages qui le livrèrent jadis au diable franquiste. Même la mémoire d'un fantôme peut être douloureuse!
Il avait donc dû repasser  la frontière en prisonnier, sans Aguirre, et il mourut face aux fusils de la honte en criant «Visca Catalunya»! Ultime cri qui lui donna le courage de mourir!
Le fossé d'une citadelle reçut alors son cadavre troué de balles salement franquistes, mais le peuple libre préféra gravir les sommets pour graver le souvenir de sa vie.

Lluis et sa stèle. Sur la route de la liberté.

Lluis regardait maintenant la bouteille vide, abandonnée par la gendarmerie française. La nuit des vivants tombait, il n'y avait plus personne ici. Lui revinrent en souvenir quelques moments passés avec Aguirre sur ce chemin du col de la Vajol. Suivis de leur escorte, ils s'arrêtèrent dans cette auberge, là, un peu plus en contre bas. Notre héros catalan partit alors dans un rire qui résonna jusqu'à la mer. Car ce jour-là, avec Aguirre, ils avaient commandé une truita comme repas. Tous les historiens savent cela.
Mais truita en catalan veut aussi bien dire omelette que truite.

Lluis continuait à rire. Un rire de mort n'a jamais de fin!

La guerre civile était finie. Le peuple pleurait encore ses héros, un peu moins chaque fois. Cependant, personne ne savait encore ce que l'aubergiste servit aux deux fuyards: truite ou omelette?
Et voilà un des grands mystères de l'histoire contemporaine! Lluis Companys pensa qu'après tout, malgré les héros, les stèles ou les statues, les couleurs des drapeaux, ce sont ces détails-là de l'Histoire qui nous rappellent toujours que l'Homme n'est qu'un homme.

Alors, truite ou omelette?
Aucun vivant ne le saura jamais, il faudra mourir pour cela!

Et Lluis Companys se transforma en vent. En vent catalan, en vent simplement humain, en souffle libre, en souffle noble, larme de tous les sacrifiés du monde entier.

par Del publié dans : MONDES QUI TOURNENT communauté : BLOGS, en parler ...
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Mardi 27 mai 2008

Une petite histoire que deux excellents amis m'ont racontée, très drôle et très fine, très perspicace dans l'absurde, un jour où nous discutions de la notion de «territoire national».
Rien de très grave au fond, je suis même incapable de vous donner une date et un nom exact, sachez juste que jamais je ne vous mentirai, non jamais, et que cette anecdote est bien réelle.

 

Savez-vous que les Pyrénées sont une frontière naturelle entre la France et l'Espagne? Les Pyrénées sont des montagnes jeunes, qui bougent donc en permanence. En vérité, ce sont juste des montagnes, devenues frontières par la volonté des hommes qui en ont fait une ligne.
Les deux propriétaires de cet heureux et sauvage endroit, afin d'éviter tout litige, rééquilibrent chaque année leur perte ou leur gain de territoire en s'échangeant 8 km2 le long des Pyrénées. Cette surface fut sans aucun doute déterminée par de savants calculs. En tous les cas, tous les ans, d'aimables et utiles fonctionnaires planchent sur ces 8 km2. On étudie les cartes, les mouvements sismiques et l'on dessine avec alacrité sur des cartes géographiques très complexes, en lignes rouges je suppose, où et à qui seront attribués ces bouts de rochers. Puis, chacun envoie des gendarmes pour faire appliquer ces nouvelles limites.
La chose est sérieuse!

Vous allez voir à quel point!

L'un des versants espagnols des Pyrénées est catalan. Quelque part dans les hauteurs des sommets, on y croise des isards, des edelweiss, quelques marmottes, des bribes de neiges éternelles, et une statue: celle d'un héros catalan, mort sous le feu des franquistes lors de la dernière guerre civile.

Le décor est dressé.

Imaginez maintenant trois gendarmes français, en uniforme, plantés près de la digne statue. Ils sont là afin de confirmer le déplacement de l'incontrôlable frontière qui, cette année, tombe à cet endroit précis. Pour profiter un peu de cette belle journée ensoleillée et se restaurer de cette dure ascension, ils ont ouvert une bouteille de rouge, puis déballé leurs sandwiches.
- C'est beau quand même! Dans le Nord on n'a pas ça!
- Bof et à Limoges, je te raconte pas!
- Moi, je suis des Alpes. Pas la même chose, quoi! Mais bon, faut se contenter de ce qu'on a. On aurait pu être mutés à Auxerre! Ils sont un peu fous dans le coin, mais les paysages sont agréables!
Nos gendarmes lèvent leurs verres à la majesté des montants pyrénéens et au bonhomme sur la statue.
- C'est qui lui d'ailleurs?
- J'en sais rien, moi, c'est même pas écrit en français! Mais il fait la gueule en tous les cas.
Un aigle passe. Un vrombissement lointain se fait entendre. Nos hommes se demandent si un orage s'annonce. Ils songent d'ailleurs à redescendre: leur mission est accomplie, la bouteille est presque vide, la statue semble de plus en plus sévère. En quelques minutes le murmure lointain a grandit et se rapproche.
Soudain, le gendarme limogeois pointe un doigt vers une petite crête, là, en contre-bas.
- Merde, passe-moi les jumelles là! C'est quoi? Un ours?

Un ours? Pauvre innocent!
Les jumelles ne servirent à rien: en moins d'une minute, mille ours catalans surgissaient de derrière tous les rochers environnants, le drapeau à la main et sous un orage de chants républicains!
Ils voulaient leur statue!
Et la liberté!
Ils envahissaient l'horizon et avaient des fusils. Des fusils, des chants et des drapeaux catalans!
Les trois gendarmes mirent une main sur leurs armes. L'un d'eux saisit une petite serviette à carreaux blancs et la brandit en signe de paix. Un autre dissimula la bouteille de vin en la jetant d'un coup de pied rapide derrière une grosse pierre. Le dernier saisit son talkie-walkie :
- Chef, chef, ici LJ 356, je crois qu'on a un problème là!

Les aimables et utiles fonctionnaires rectifièrent l'erreur et restituèrent la statue à son peuple catalan.
J'ignore si les gendarmes demandèrent leur mutation à Auxerre.

 

 

 

par Del publié dans : MONDES QUI TOURNENT communauté : BLOGS, en parler ...
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
Vendredi 16 mai 2008

Pour vous faire voyager, j'ai cette exclusivité! Merci Bernard pour ce bijou! C'est à toi, tout à toi,
même Pagnol t'écoute....



LE PARLER MARSEILLAIS

 

 



                       
Ici à Marseille, on ne parle pas comme tout le monde. Nous avons des expressions que seul un Marseillais de Marseille peut comprendre. Je m'explique : moi-même étant marseillais pure laine, quand je monte dans le nord, c'est à dire juste aprés Avignon, je commence à ne plus comprendre les gens...
Voici donc quelques phrases, ou mots, expliquant le "parler marseillais":


- Vas-y Gaston, on t'esgourde*! (Ca commence fort : cinq mots et déjà, il faut que j'explique : donc,  esgourde ce sont les oreilles)
- Je me promenais au Parc Borely quand, tout à coup, je vois deux cagoles* (Cagole : une fille. Par contre, il y a les cagoles des quatiers sud et les cagoles des quartiers nord. La différence? Aucune sinon que l'une est bourgeoise et l'autre non. A retenir : la cagole s' habille très court, parle très fort et se fait remarquer, bien sûr!).
E
n passant près d'elles, je leur dis : 
- Ohhhhhhhhhh...les galinettes* (petite poule), vous faites quoi la ?
Et elles me répondent:  
- Qu'est ce que tu barjaques* (dis), toi t'as pas d'amis que tu me parles?
Moi:
- Ohhhhhhhh radasse* (clocharde), parle bien de la bouche! 

Je crois que le ton est donné là, et je commence à peine! Mais bon, je m'y colle bien volontier, car j'adore notre parler et  encore je suis poli: nous avons aussi nos insultes, bien sûr!
Je ne vais pas faire un roman, mais il fallait bien que je donne un ton à mes explications.
Maintenant, je vais vous donner des mots et vous essayerez de faire des phases avec.


 

LEXIQUE

 

Extrait de : http://site.voila.fr/planetemassalia/lexique/lettrea.html 
pour vous y référer!

"Agachon
(être à l’ ) : nom masculin. Déclinaison du provençal agachoun, cabane de chasseur.
Etre à l'agachon, c'est être à l’affût, surveiller, épier, être sur ses gardes.
<< Depuis qu'il a reçu une lettre anonyme lui disant qu'il est cocu, il est à l'agachon, faut voir ça ! >>
Aganter (se faire): verbe francisé tiré du verbe provençal aganta, attraper.
Synonyme marseillais : se faire choper, se faire prendre.
<< Cette andouille, y s'est fait aganter par les condés*. >>... *
police

Alibòfis : Nom masculin pluriel désignant les testicules en terme grossier.
An pèbre : locution provençale formée des mots an (année) et poivre.
S'emploie pour désigner une localisation chronologique incertaine:
Soit dans le passé :
<< Ou il est Antoine !... maaaa foi... j’ai plus vu sa figure de poulpe depuis l'an pèbre…>>

Aouf : Néologisme marseillais, issu de l’arabe.
Considéré comme un adjectif qualifiant ce qui est gratuit :
<< Par les temps qui courent, y a plus que l’air qu’on respire qui est aouf >>

Arapède : Nom féminin d'origine provençale qui désigne un mollusque comestible
particulièrement difficile à arracher de la paroi rocheuse où il est accroché.
Traiter quelqu'un d'arapède, c'est tout simplement lui reprocher de coller d'un peu trop près, au propre comme au figuré.
<< Je l'ai laissé tomber, il commençait à faire un peu trop l’arapède. >>
Ou bien : << Oh l’arapède, file un peu de là, tu me gonfles… >>
Arranger
(s’ ) : N’a rien à voir avec le français arrangement .
En langage marseillais s’arranger signifie ajuster ses vêtements.
<< Oh Marius, arrange-toi un peu, on dirait un boumian* (ou une estrasse)… >> *
gitan
Ou bien que l’apparence d’une personne s’est améliorée : << T’as vu la fille de Toinou,
qu’est ce qu’elle s’est arrangée… c’est devenue une vrai bombasse…
>>

Bacala : Nom masculin formé à partir d'une déformation du provençal bacalaù, merluche, morue.
On l'utilise volontiers pour signaler la maigreur d'un individu, homme, femme, ou enfant.
<< Depuis qu'elle a été malade, c'est un vrai bacala... >>
Bada
: Nom masculin provençal désignant le petit surplus que les commerçants
rajoutaient dans la banaste (panier) de leurs meilleures clientes.
" Tenez, je vous fais le bada, c’est de bon cœur... >>
Aujourd’hui, il désigne plutôt le rab à table :<< Tiens, prends un peu de bada... >>

Ballon : Dans toutes les autres villes de France, on va au stade pour voir un match de foot de son équipe, mais à Marseille, on va au ballon pour voir l’Ohème, et plus rien ne compte...!
Bàti-bàti : cette expression marseillaise indique elle-même son sens, et rappelle, tant par sa sonorité que par sa répétition, le cœur, les battements du cœur,surtout quand il s’engatse (bat la chamade)...
<< quand l’Ohème mène que d’un but, j’ai le bàti-bàti >>
Bazarette (basarette): Nom féminin issu du verbe provençal basaruta, jacasser, parler d'abondance.
S'applique surtout aux femmes dont le bavardage incessant se trouve être souvent malveillant.
De ce fait, on peut traduire par commère. << Celle-là, comme bazarette, elle se pose un peu là… >>
: ( note: ne se prononce jamais bé, comme on l’entend à la télévision, mais ) bien, bon...
Interjection s’utilisant à toutes les sauces.
L’étonnement :
<< ! ils ont pris trois buts ?... >> (Hè dans le sens de Ha bon).
L’hésitation (en maintenant un peu la voyelle) :
<< èè, je sais pas si je joue cœur ou trèfle… >>
La déception :
<< , qu’est ce qu’on a pris ce soir, avec ce tromblon … >> (Hè dans le sens de Hé bien).
La lassitude :
<< Puisque tu triches de longue, je me casse… >>
Beau
(mon) : Aimable, cher. Se dit au masculin, comme au féminin. Très amical, et familier :
<< - Comme tu vas, mon beau ? – très bien, ma belle, et toi ?... >>
Bi : diminutif de bisou. S’emploie le plus souvent par un grand-père envers un enfant :
<< Eh mon gàrri, viens me faire un bi, que ça fait longtemps que je t’ai pas vu… >>
Bìcou
: S’emploie dans le sens de petit objet.
<< Passe-moi le bìcou du stylo, que je le referme… >>
Se dit aussi très souvent pour aborder un jeune avec qui on est très familier.
<< Oh bìcou, qu’est-ce que tu me racontes ?... >>
On trouve aussi bicouli (sans l’accentuation sur le
I
), pour un enfant plus jeune.
Pour l’anecdote, Bìcou, était le surnom d’Emmanuel Vitria, premier marseillais à reçevoir une greffe du coeur, fervent supporteur de l’Ohème, sportif émérite, et qui vécu encore longtemps, puisqu'il resta le doyen mondial des greffés du coeur pendant 19 ans.
Bisquer
: Verbe marseillais issu du provençal biscaïre, qui éprouve du dépit.
Le terme francisé à gardé son sens premier, il signifie râler, être mécontent.
<< Tè, on va le faire bisquer, ça lui apprendra !... >>
Ou bien << Arrête de bisquer de longue, tu me gonfles… >>
Bonne-Mère
(la) : Désigne bien sûr Notre-Dame de la Garde, et ne s'écrit qu'avec majuscules.
Et la Bonne-Mère, on la met à toutes les sauces. Elle intervient pour tout et pour tous,
quelle que soit la religion, la race, ou l’opinion politique du marseillais qui s’adresse à Elle.
Dans la joie, pour avoir fait gagner l’Ohème, dans la déception, lorsque l’on n’a pas touché le loto, ou dans la peine et le malheur, pour se faire consoler.
S’utilise même dans un juron bien senti, mais toujours affectueux :
<< Putain de la Bonne-Mère ! je me suis estramassé* le doigt avec le marteau… >> *
écrasé

Note : Un marseillais ne dira jamais :
<< Je vais monter à Bonne-Mère... >>, ou << De mon balcon, je vois Bonne-Mère... >>,
mais << Je vais monter à la Bonne-Mère... >>, et << De mon balcon, je vois la Bonne-Mère... >>.
Sauf dans l’exception qui confirme la règle : << Oh Bonne-Mère !... j’ai oublié le lait sur le feu... >>
Boucan
: Tout le monde sait que le sens populaire de boucan désigne un gros bruit, un tapage.
Mais à Marseille, il désigne aussi le boulet, celui qui ne sait rien faire, l’emmerdeur de première :
<<
Qué boucan celui-là, ça fait deux plombes qu’y fait l’arapède*, je peux pas boire mon canon tranquille… >> *
qu’il me colle
Bouche : il s’agit bien de l’organe qui sert à manger, et à Marseille (peut-être plus qu’ailleurs) à parler.
Progressivement, les marseillais ont utilisé ce terme pour désigner les beaux parleurs, les prétentieux, les fanfarons : << Qué bouche, ce Jeannot… >>.
Mais si le Jeannot ne sait faire que ça (fanfaronner), alors ça devient : << Que de la bouche, ce Jeannot… "
Par extension faire une bouche à une fille (ou à un garçon ), tout le monde comprend ce qu’ils se font…
Boudìou
: Interjection issue des mots provençaux boun, bon, et Dìou, Dieu.
( note : ne se prononce jamais boudiou, comme on l’entend à la télévision,
ou au-dessus de la Loire, mais bien boudìou, en accentuant le I ).
S'emploie pratiquement dans toutes les situations :
La satisfaction :
<< Boudìou, qu’il était beau ce film !... >>
La surprise :
<< Boudìou, mais t’es pas encore parti ?... >>
La déception :
<< Boudìou, qu’y fait froid aujourd’hui… >>
Par contraction, se dit aussi Boudìe, en traînant sur le I, et sans prononçer le E…

Boufigue : Nom féminin issu du provençal boufègo, ampoule, bulle.
S'emploie pour parler d'une enflure sur le corps.
<< Je sors de chez le dentiste, ça me fait une de ces boufigue sur la joue… >>
Bougnette
: Nom féminin issu du provençal bougnèto, beignet. Par extension, tâche d'huile.
Désigne les tâches de n'importe quelle nature, en particulier sur les vêtements :
<< Arrête de manger comme un chapacan*, ta chemise est pleine de bougnettes >>
Brave : Rien avoir avec le sens français courageux.
Peut signifier gentil, pas trés dégourdi :
<< Dis, t’es bien brave, mais va un peu jouer ailleurs, je vois pas le match… >>
Ou désigner quelqu’un de cœur, mais un peu niais :
<< Vouèï, il est brave, mais à force, y me gonfle… >>
Ou encore devenir un adjectif d’amplification :
<<
Oh Bonne-Mère, y a un brave Mistral aujourd’hui !... >>
"

                  
Voila je ferai les autres lettres , à votre demande,  si, bien sûr, vous avez aimé entendre un peu les cigales à travers ce petit lexique !!!!!!

BERNARD

par Del publié dans : MONDES QUI TOURNENT communauté : BLOGS, en parler ...
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Lundi 7 avril 2008

Exclusivité !

Source internet anonyme.
Informateur : mon frère.

Attention chers amis ! Ce qui suit est un document exceptionnel, rare, follement inédit !

Avertissement :  les âmes sensibles pourraient  se retrouver toutes retournées, voire brisées, par la découverte des intimes réfléxions de leurs animaux préférés.

Personnellement, et pour avoir la paix, j'ai été contrainte de mettre en photo star de mon blog...mon chat ! C'est une chatte d'ailleurs, qui est à l'honneur en posant avec un livre, il fallait bien que je flatte son égo, que je lui rende hommage, que je crie haut et fort qu'un écrivain n'est rien sans son chat ! Depuis, tout va mieux entre nous deux. 
Pour ceux qui possèdent un chien, qu'ils se rassurent, la pression est moindre.

Del

EXTRAITS DU JOURNAL INTIME DU CHIEN:

Jour n° 180

8h00 : Chouette, de la pâtée pour chien ! Ce que je préfère !
9h30 : Chouette, une sortie en voiture ! Ce que je préfère !
9h40 : Chouette, une promenade ! Ce que je préfère !
10h30 : Chouette, une sortie en voiture ! Ce que je préfère !
11h30 : Chouette, de la pâtée pour chien ! Ce que je préfère !
12h00 : Chouette, les enfants ! Ce que je préfère !
13h00 : Chouette, la cour ! Ce que je préfère !
16h00 : Chouette, les enfants ! Ce que je préfère !
17h00 : Chouette, de la pâtée pour chien ! Ce que je préfère !
17h30 : Chouette, papa et maman ! Ce que je préfère !

Jour n° 181
(Voir jour n° 180)

Jour n° 182
(Voir jour n° 181)

Jour n° 183
(Voir jour n° 182)


"EXTRAITS DU JOURNAL INTIME DU CHAT :

Jour n° 152
Mes ravisseurs continuent à me provoquer avec de bizarres petits objets pendouillant  au bout d'une ficelle.
Ils se gavent de viande fraîche au dîner, pendant qu'ils me forcent à manger des céréales déshydratées.
La seule chose qui m'aide à tenir le coup est l'espoir d'une évasion, et la maigre satisfaction que je retire de temps à autres de la destruction d'un meuble.
Demain, je mangerai peut-être une autre plante d'appartement.

Jour n° 161
Aujourd'hui, ma tentative d'assassiner mes ravisseurs  en me glissant dans leurs pieds pendant qu'ils marchaient,  a presque réussi.  Il faudra que j'essaie encore depuis le haut des escaliers !
Dans l'espoir d'induire dégoût et répulsion chez ces vils oppresseurs,  je me suis encore forcé à vomir sur leur fauteuil préféré.  Il faudra que je recommence sur leur lit !

Jour n° 165
J'ai décapité une souris et leur ai apporté le corps,  afin de leur faire comprendre ce dont je suis capable et  aussi pour frapper leurs cœurs de terreur.  Mais ils se sont juste extasiés  et se sont répandus en paroles onctueuses  et condescendantes,  me disant à quel point j'étais un bon petit chat.
Hummm... Ca ne fonctionne pas conformément au plan.

Jour n° 168
J'ai enfin réalisé jusqu'à quel point allait leur sadisme.
Sans aucune raison,  j'ai été choisi pour le supplice de l'eau.
Cette fois, de plus,  il comprenait une substance chimique mousseuse  et piquante nommée "shampooing".  Quel cerveau malade a bien pu inventer un tel liquide ?
Ma seule consolation est le morceau de pouce que je tiens  encore entre mes dents.

Jour n° 171
Aujourd'hui s'est tenu une sorte de réunion de malfaiteurs.
J'ai été placé à l'isolement pendant l'événement.  Cependant, j'ai pu entendre le bruit  et humer l'odeur nauséabonde de ces tubes de verres  qu'ils appellent "bière".
Plus important, j'ai réussi à obtenir l'information  que la raison de ma réclusion était mon pouvoir "allergisant".  Il va falloir que j'apprenne de quoi il s'agit  pour que je puisse l'utiliser à mon avantage.

Jour n° 174
Je suis persuadé que les autres prisonniers sont des comédiens  ou peut-être même des mouchards.
Le chien est relâché tous les jours  et semble plus qu'heureux de revenir.  C'est visiblement un attardé mental.
D'un autre côté, l'oiseau doit être un informateur  puisqu'il leur parle constamment. Je suis certain qu'il leur rapporte mes moindres mouvements.  Tant qu'il restera dans cette pièce de métal,  sa sécurité est assurée.
Mais je peux attendre.  Ce n'est qu'une question de temps…"

par Del publié dans : MONDES QUI TOURNENT communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (18)    recommander

INTRO....

Somewhere in the world...

Selon vous...

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Blog : Jeux sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus