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Créer c'est vivre deux fois - Albert Camus

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LES POEMES DE PHIL

Dimanche 24 mai 2009

Je vous présente les poèmes d'un ami. Je les ai beaucoup aimés, et c'est un plaisir de les partager avec vous. Bonne lecture!



Un matin d’humeur enfin délassée...

 

 

Parce qu'il est possible de vivre autre chose

Que la redite de ses mêmes erreurs,

Oublier ses bleus, ses ecchymoses,

Se relever après l'orage et la peur.

 

Parce qu'il sera encore possible de surprendre

Le son émouvant du cœur qui bat,

Le corps vibrant à ses lèvres se suspendre,

Se sécher les larmes du défunt combat.

 

Parce qu'il est possible de pardonner,

Sans violence, tout doucement,

Chevelure au vent d'avant désordonnée,

Se rêver une réalité de firmament.

 

Parce qu'il est raisonnable de savoir oser,

Un matin d'humeur enfin délassée,

Croire de nouveau à l'irréel d'une rosée,

Se sécher les ailes de sa chrysalide débarrassée.

 

 
Parce que le silence tue plus salement que les mots,

Qu'on s'écorche aux griffes du gouffre de sa nuit,

Alors si tu crois ne serait-ce qu'un instant au renouveau,

Alors murmure-toi dans un souffle d'espoir : "Oui".



                                    

Promesse de l’aube…

 

 

Le silence tue plus salement que les mots,

Elle s'écorchait aux griffes du gouffre de sa nuit,

L'écho du bruit de sa violence n'est pas beau,

Elle s'arrachait des lambeaux d'amour sans bruit.

 

Je marche, je marche sur les traces de son passé,

Elle pleure sans larme, regard miroir,

Je sens, je sens l'odeur de sa souffrance fracassée,

Elle range ses ailes brisées dans le tiroir.

 

Sur la rumeur de son réveil ricanent les mal pensants,

Elle peint consciencieusement de blanc son œil sombre,

Sur une lueur de vermeil se glace leur sang,

Elle sourit merveilleusement de la grâce de ses membres.

 

La piste de son futur s'éclaire, toile scintillante de rosée,

Elle s'ébroue, animalité rieuse et furieuse,

La liste de ses odeurs attise mon flair, subtiles et osées,

Elle rabroue, féminité heureuse et généreuse.

 

Son rire foudroie bien sèchement la morose nécrose,

Elle déploie ses bras, ivresse de la légèreté,

Le noir sur ses robes s'efface aux couleurs qu'elle ose,

Elle offre sa nuque, caresse du vent brûlé d’été.

 

La beauté de son sourire illumine, irradie,

Elle crie et dit merci, féérie de salves nourries,

La vérité de son plaisir intimide, ô paradis,

Elle vit, revit, cet instant intime où j’ai souri.

 

 


PHIl.






                                                                        

                                                                           

                                           

Par Del
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